Sketch au Clash Théâte à Avignon

Retour de voyage : 1 an plus tard (le bilan)

Voilà bientôt un an que j’ai remis les pieds sur le sol français. Et quel bonheur de retrouver la culture française avec son fromage, son saucisson ou encore son bon vin rouge …

J’avais envie de faire un article qui retracerait cette première année de retour en France, alors j’ai repris un peu l’écriture …

3 mois de réflexion

Quand je suis partis en Nouvelle-Zélande, je me disais :

Ok, j’ai un an pour savoir ce que je ferrais à mon retour en France !

Et quand je suis rentré en France, vous savez quoi … bah je savais toujours pas ce que je voulais faire ! 😀

Et vu que je logeais chez mes parents et qu’il n’y avait rien à faire … j’ai eu beaucoup de temps pour y réfléchir. J’ai pensé à intégrer les pompiers de Paris, à travailler en tant que serveur, à retourner dans l’aéronautique, à devenir pâtissiers … En fait, je crois que j’ai pensé à tous les métiers qui peuvent exister.

Alors au bout d’un moment, j’avais le cerveau saturé. J’ai donc pris du temps pour faire le montage de mon film de voyage. J’ai commencé le vendredi 3 janvier, et je pensais le finir en un week-end … au final, je l’ai terminé fin janvier. Soit, 4 semaines après !

Préparation du BAFA

Quand j’ai eu fini mon film de voyage, je ne savais toujours pas ce que j’allais faire, alors j’ai eu l’idée d’aller à un forum des jobs saisonniers à Pierrelatte.

J’y ai rencontré une femme qui m’a donné envie de passer mon BAFA. Alors le soir-même, dès que je suis rentré chez moi, j’ai contacté l’UCPA, et le samedi suivant, j’ai commencé mon BAFA à Marseille.

Ça m’a d’ailleurs surpris de prendre ma décision si rapidement. Je suis plutôt du genre à hésiter 5 minutes entre un twix et un mars à la machine à café, alors c’est pour vous dire … Mais quand la motivation vient du coeur, il n’y a pas besoin de réfléchir bien longtemps.

La semaine de BAFA terminé, j’ai contacté la MJC de Montélimar pour postuler en tant qu’animateur. Une personne venait juste de démissionner. BIM ! Au bon endroit, au bon moment ! J’ai été embauché en CDI temps complet !

Écriture d’un One Man Show

Parce que je suis plutôt du genre à avoir toujours pleins de choses à faire, je me suis dit qu’il serait plutôt cool de pouvoir raconter mon voyage sur scène.

Je me suis donc lancé dans l’écriture d’un One Man Show que j’ai nommé … : 400 JOURS D’UNE VIE !

Depuis février je suis monté plusieurs fois sur scène pour y partager des extraits. J’écrivais un sketch, j’allais le tester sur scène, puis en fonction des réactions, je le modifiais pour la scène suivante. J’ai joué à Avignon au Clash Théâtre et Au Chapeau Rouge mais aussi à Montpellier. Dans l’ensemble, le public est content et je m’éclate sur scène.

Alors qui sait ? Je le jouerais peut-être un jour à l’Olympia …

Sketch au Clash Théâte à Avignon

Sketch au Clash Théâte à Avignon

Réalisation d’un programme de méditation

Je prends du plaisir à faire, mais aussi à apprendre sur TOUT. Alors en continuité des 10 jours de méditation que j’ai fais en Inde en novembre 2017, j’ai acheté il y a quelques semaines un programme de méditation de pleine conscience.

Globalement cela parle de spiritualité, de connaissance de soi, de valeur, de performance …

J’y apprends par exemple le détachement qui est un savant mélange de conscience et d’intelligence qui vous permet de comprendre que peu importe ce que vous faites, vous ne pourrez pas tout contrôler. Alors il vaut mieux accepter ce qui nous arrive, plutôt que de s’y opposer, d’être en résistance et de créer de l’anxiété à l’intérieur de soi …

En théorie, je suis plutôt d’accord avec ces principes, mais en pratique, c’est un peu plus dur à mettre en place …

Bref ! J’espère que cet article condensé vous a plu,

A très vite,

Antho

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La vidéo du voyage: RÉSILIENCE – 400 jours d’une vie (Nouvelle Zélande, Singapour, Inde)

Aujourd’hui est un grand jour ! Je vous partage ENFIN ma vidéo résumé de voyage: “RÉSILIENCE – 400 jours d’une vie”.

Cette vidéo retrace les 400 jours de voyage qui m’ont amené de la Nouvelle-Zélande jusqu’au fond de l’Inde en passant par Singapour: Activités sous-marine ou terrestre, roadtrip, randonnée, rencontre, paysage, méditation ou encore visite d’une école en Inde dont je suis ambassadeur… je me suis efforcé d’apporter le plus de diversité dans mes prises vidéo.

Je vous souhaite un excellent visionnage, et dîtes-moi dans les commentaires ce que vous en avez pensé !

Je vous donnerais très prochainement des nouvelles au sujet de la conférence-OneManShow que je suis en train d’écrire et qui parlera du voyage…

En attendant restez connecté!

Anthony

PS: N’hésitez pas à mettre la vidéo en excellente qualité. L’ensemble des prises sont en HD ! 😉

Cliquez ici pour en savoir plus sur l’École des soleils vu dans la vidéo ► http://www.ecole-des-soleils.org/

Crédit vidéo: Avicii – The night ► https://lc.cx/MJFD & Deep Chills – Waikiki ► https://lc.cx/MJFz

10 jours de méditation Vipassana

L’Inde : dernier pays du voyage

Les 20 derniers jours en Nouvelle-Zélande

Après avoir été vendeur en porte-à-porte, serveur et cuisinier à Christchurch, j’ai été visité la ville la plus étudiante de la Nouvelle-Zélande : Dunedin !

Ça a été un grand bonheur de repartir voyager et découvrir le pays après 4 mois de travail. À Dunedin, j’ai découvert une ville dynamique, fait de nouvelles rencontres et participé à plusieurs attractions qui m’ont permis de reprendre goût à cette liberté. Je me suis même amusé à remonter sur scène en anglais !

Par la suite, j’ai retrouvé un ami français et nous sommes partie en road trip pendant 2 semaines. Au programme : le lac Tekapo, le lac Pukaki, le mont Cook, Wanaka ou encore Queenstown. Je me suis même payé les Milford Sound en avion … et quel vol !!

Milford Sound - Nouvelle-Zélande

Milford Sound – Nouvelle-Zélande

Le départ pour l’Inde

Avant de rentrer en France, j’avais envie de tester un pays un peu plus aventurier. J’avais choisi l’Inde, et pour être honnête avec vous … j’avais peur !

En Nouvelle-Zélande, le pays est développé. Je savais qu’il ne m’arriverait rien de grave, mais en Inde, j’étais un peu moins confiant ! Au décollage de Christchurch ce 25 octobre, j’avais des étoiles plein les yeux en me remémorant tous ces souvenirs néo-zélandais. Mais j’étais aussi stressé, et anxieux à l’idée d’arriver en Inde …

Avant de poser les pieds dans le deuxième pays le plus peuplé du monde, j’avais organisé une escale d’un à Singapour pour voir un ami. J’ai été incapable de faire quoi que ce soit pendant toute cette journée … trop anxieux !

Pourtant, pas une seule fois il m’est venu l’idée d’annuler mon vol ! J’avais peur, mais je me sentais courageux. Je voulais y aller !

Départ pour l'Inde

Départ pour l’Inde

Calcutta – Une ville désorganisé

23h ! L’avion atterri à Calcutta, capitale de l’État du Bengale en Inde. Je m’attendais à un choc, et bien me voilà servi. Je réserve un taxi, et je m’engouffre dans la ville. Mendiants, hommes d’affaires, déchets, lumières, monuments somptueux … toutes les émotions se mélangent dans ma tête jusqu’à mon arrivée à l’hôtel ; un 3 étoile! Enfin, un 3 étoiles version indienne.

Le lendemain, j’étais toujours un peu anxieux, anxieux de manger quelque chose de mauvais et d’attraper la tourista ; mais aussi, peur de me perdre dans cette ville complètement désorganisé. Heureusement, mon instinct “débrouille” se mettra vite en marche. De toute façon, qu’est-ce qui peut bien m’arriver ? Alors j’ai pris mon courage à deux mains, et je me suis aventuré dans la ville …

Victoria Memorial - Calcutta

Victoria Memorial – Calcutta

Bodhgaya – Lieu d’éveil spirituel

Après 3 jours à Calcutta, j’ai pris le train pour Bodhgaya, lieu où le bouddha a atteint l’illumination. J’y ai rejoint Manoj, mon hôte indien. Il m’a hébergé pendant mes 20 jours à Bodhgaya. Je logeais dans sa maison avec toute sa famille.

Manoj a été mon guide pendant tout mon séjour à Bodhgaya en me faisant visiter les monuments de la ville et en me faisant découvrir le célèbre thé indien: le tchai. On passait aussi beaucoup de temps à l’école des soleils; école dont je suis devenu l’un des ambassadeurs en 2016.

J’y écoutais les enfants réciter l’alphabet, faire des matchs de frisbee où encore apprendre quelques mots de français. Le 17 novembre, jour de mon anniversaire, je leur ai même fait la surprise de leur apporter des petits biscuits ! 😉

École des soleils - Récitation de l'alphabet

École des soleils – Récitation de l’alphabet

10 jours de méditation

Avant de quitter Bodhgaya, j’ai faits une retraite de méditation Vipassana ; retraite de 10 jours en silence complet. Garçons et filles séparés ! Communication interdite.

Pour certains, cela ressemble à de la torture, mais pour moi, c’était un moyen de relever un petit défi, et de prendre du temps pour moi. Les 3 premiers jours sont passés vite, puis j’ai eu une phase très dur le 4éme, 5éme et 6éme jour. Je me sentais énervé et je me demandais sincèrement ce que j’étais venu faire ici …

C’est seulement à partir du 6éme jour que j’ai compris le travail que j’étais en train d’accomplir : apprendre à m’observer pour me désolidariser du mental !

10 jours de méditation Vipassana

10 jours de méditation Vipassana

Le retour en France

À mon départ de Bodhgaya, j’ai pris l’avion pour Goa : l’Ibiza indien. J’y suis resté 7 jours, surement les plus durs du voyage : restaurant le matin, restaurant le midi et restaurant … le soir ! Je vous avais prévenu … c’était dur ! 🙂

Malgré une bonne qualité de vie à Goa, je sentais que j’avais de plus en plus envie d’en partir. J’étais impatient de retrouver MON pays: la France. Je repensais à la baguette, au fromage, au saucisson, à notre belle tour Eiffel …

Alors, avant de rentrer en France, j’avais organisé deux jours d’escales à New Delhi. Je ne suis presque pas sorti de l’hôtel, hormis pour aller manger … Puis, le 30 novembre j’ai atterri à l’aéroport Charles de Gaulle à Paris. Et lorsque l’avion a posé ces roues sur le tarmac de la piste, j’étais fière d’une chose ! J’ai voyagé SEUL plus de 400 jours en Nouvelle-Zélande et en Inde ! DÉFI RÉUSSI ! 😉

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Je lance mon atelier d’improvisation! (partie 1)

Après avoir parcours pendant plus de six mois les paysages de la Nouvelle-Zélande, j’ai décidé de m’installer quelque temps sur Christchurch. J’avais toujours eu l’idée d’utiliser mon expérience en tant que dj, comédien en théâtre d’improvisation et humoriste afin de lancer mes ateliers pour aider les personnes à développer leurs compétences en prise de parole en public.

Aujourd’hui, le moment est venu de mettre ce projet en route. Dans cette série de vidéo, je te partage les différentes étapes de ce projet.

Dans cette vidéo, tu découvriras l’anecdote qui m’a permis de mettre ce projet en route et comment j’ai trouvé le lieu pour mon événement. 🙂

Découvre la page facebook de l’événement en cliquant ici! 🙂

A très vite,

Anthony

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Je lance mon atelier d’improvisation! (partie 2)

Après avoir parcours pendant plus de six mois les paysages de la Nouvelle-Zélande, j’ai décidé de m’installer quelque temps sur Christchurch. J’avais toujours eu l’idée d’utiliser mon expérience en tant que dj, comédien en théâtre d’improvisation et humoriste afin de lancer mes ateliers pour aider les personnes à développer leurs compétences en prise de parole en public.

Aujourd’hui, le moment est venu de mettre ce projet en route. Dans cette série de vidéo, je te partage les différentes étapes de ce projet.

Dans cette vidéo, tu découvriras:

  • Comment j’ai décidé de structurer mon atelier?
  • Comment j’ai décidé de nommer mon atelier?
  • Quelle stratégie j’ai choisi d’adopter pour ramener du monde à mon événement?

Découvre la page facebook de l’événement ici: https://lc.cx/ckUb 🙂

Découvre la page facebook de l’événement en cliquant ici! 🙂

A très vite,

Anthony

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20# Nouveau défi: Faire un sketch en anglais!

Ce matin en me réveillant, j’ai eu envie de reprendre l’écriture de sketch pour remonter sur scène… je pensais que le fait d’être français et d’avoir un anglais imparfait serait une lacune pour moi. Or, j’ai vite découvert qu’il s’agirait d’une réelle force! 🙂

Vous découvrirez dans cette vidéo:

  • Pourquoi faire un sketch dans un pays étranger est un réel avantage pour vous?
  • Comment faire de vos lacunes dans une langue étrangère une réelle force pour votre sketch?

Je m’excuse d’avance pour la qualité de la vidéo, j’ai utilisé les moyens que j’avais à ma disposition. Promis, je ferrais mieux la prochaine fois! 😉

J’espère que cette petite capsule vidéo vous plaira,

A très vite,

Anthony

Transcription de la vidéo bientôt disponible!

"La richesse et la générosité ne sont pas liés!"
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19# Ce que m’a appris le porte à porte (partie 2)

Les hommes ont le pouvoir d’accomplir les plus grandes choses. Ils peuvent construire leur vie, en créer d’autres ou aider celle des autres à se construire.

J’aurais préféré vivre – Thierry COHEN (écrivain français)

Dans la première partie de cet article “19# Ce que m’a appris le porte-à-porte (partie 1)”, je vous avais parlé des compétences que j’avais développé en deux semaines de porte-à-porte. Aujourd’hui, je voudrais vous dévoiler la partie 2 pour vous parler de générosité. Vous découvrirez également pourquoi j’ai décidé d’être ambassadeur de l’école des soleils en Inde.

Préparez-vous un bon café et installez-vous confortablement dans votre joli canapé… On est partis ! 😀

1. Une période difficile

Pas une seule vente !

Ces derniers jours ont été assez difficiles. J’ai ouvert plus de 350 portes, j’ai cherché à m’améliorer sur un point précis chaque jour, mais cela n’a pas suffi… Pas une seule vente ! Pour être honnête avec vous, j’étais énergique et fun sur le terrain, mais à la fin de la journée, je commençais à me sentir décourager…

Après avoir passé un jour à me reposer, je suis revenu un jour de plus. J’ai fait de mon mieux, mais je n’ai toujours pas réussi à faire de vente…

Pour être honnête avec vous, je sentais que j’étais en train de revivre la même situation qu’un an plus tôt lors de ma formation d’ingénieur par l’apprentissage.

Je me disais que je devais continuer à persévérer, car sur le long terme, je pourrais me faire de bons salaires et obtenir éventuellement un poste de manager. J’avais aussi des avantages en nature (ticket de cinéma, bowling, etc) en fonction de mes résultats et je développais chaque jour mes compétences sociales. Cependant, j’entendais aussi une petite voix au fond de moi me dire simplement : quitte ce travail !

Whitianga - Péninsule du Coromandel - Île du nord

Whitianga – Péninsule du Coromandel – Île du nord

Ma décision?

Souvent, à cause de ses responsabilités et de ses engagements, il est parfois difficile d’écouter ses vérités profondes et suivre notre petite voie intérieure. Il se crée donc une sorte de déchirement intérieur, une lutte entre deux pôles qui mène à l’anxiété et au mal-être.

Pour ma part, cette tension existait, car je devais faire un choix : continuer ou partir ? Au fond de moi, je sentais que cela me ferrait du bien de partir, mais je me posais des questions et j’avais du mal à prendre ma décision.

Une année plus tôt, j’avais choisi la raison et j’avais continué ma formation. De plus, tout le monde me disait d’aller jusqu’au bout ; et n’ayant pas assez confiance en moi pour assumer MES choix, cela me poussait encore plus à continuer…

Aujourd’hui, tout est différent. Je suis toujours patient et persévérant, mais aujourd’hui, je sais lâcher prise : vendredi 29 Juin, dernière journée en porte-à-porte !

Cape Reinga - Point de l'île du nord

Cape Reinga – Point de l’île du nord

Suivre son intuition

Cette petite voix au fond de moi qui me disait de partir : c’était mon intuition !

L’intuition, c’est ce qui correspond à toutes les informations envoyées par notre corps. Elle ne relève pas du mental et de la raison, mais plutôt de quelque chose de beaucoup plus profond… Pour apprendre à s’y fier, il faut apprendre à écouter son ressentis. En générale, l’intuition ne se trompe jamais, et une personne qui sait l’écouter recueillera de précieuses informations sur ce qui doit être fait, et ce qui est important pour elle.

Or, le problème de la plupart des personnes (et moi-même ^^), c’est que le mental a parfois tellement de force, qu’il agit comme un brouilleur radio. Impossible donc d’écouter quoique ce soit.

Et si nous parvenons à ressentir quelque chose, nous essayons de l’analyser. Or, l’intuition est dépourvue de rationnel. Elle peut donc paraître complètement absurde, et pourtant, c’est ce qui fais toute sa pertinence !

Cette semaine, j’ai choisi de suivre mon intuition et de quitter ce job. Pour être honnête, cela n’a pas été facile. Je n’arrête pas un simple job, mais aussi un soutien à des enfants du monde entier.

Or, grâce à mon travail, l’organisation SaveTheChildren recevra désormais 170$ par mois par les personnes qui se sont engagés. Je ressens donc de la gratitude à l’idée de savoir que grâce à moi, ce soir, demain, et dans les jours qui suivent, des enfants vont pouvoir manger, jouer et aller à l’école… 😀

Projet Phala - Cambodge - SaveTheChildren

Projet Phala – Cambodge – SaveTheChildren

2. Une leçon de générosité

Au cours de cette expérience, les gens étaient tous très différent et une chose m’a particulièrement marqué…

J’ai rencontré des veuves seules avec leur enfants qui n’hésitaient pas à faire un don mensuel, tandis que d’autres personnes vivants dans une villa et roulant en 4×4 m’affirmaient de ne pas avoir les moyens d’aider.

Ce n’est pas que je n’aime pas les riches ou que je préfère les personnes au revenu modeste, je ne connaissais pas les personnes que j’ai rencontrées et encore moins leur situation financière, je n’ai donc pas de jugement à faire. Or, j’ai comme l’impression que la richesse et la générosité ne sont pas liées.

En fait, je pense que lorsque vous avez connu des difficultés, qu’elles soient financières ou autres, et que vous avez été accompagné, alors vous connaissez toute la valeur de l’aide que vous avez reçue.

Par la suite, vous prenez donc du plaisir à aider à votre tour et vous découvrez une toute nouvelle forme de satisfaction : celle d’être aujourd’hui la raison, pour laquelle quelque part dans le monde une personne va vivre, manger ou simplement sourire.

"La richesse et la générosité ne sont pas liés!"

“La richesse et la générosité ne sont pas liés!”

PS: Je parle ici de générosité envers les associations caritatives. En effet, je suis certain que toutes les personnes rencontrées, riche financièrement ou non, sont généreuses à leur façon dans la vie. 🙂

3. L’école des soleils

Le projet

L’école des Soleils est une association dont la mission est la création d’une école primaire en Inde, dans un petit village à une dizaine de km de Bodhgaya, le lieu où le Bouddha a atteint l’illumination.

Jusqu’en janvier 2016, le petit village de maisons en terre, dédié à la culture du riz, du blé et de légumes respirait la joie. Or, de nombreux enfants n’étaient pas scolarisés… Une équipe de passionné se donne alors pour projet d’y ouvrir une école. Après des mois d’étude, de réflexions et de travaux, l’école ouvre ses portes le 19 janvier 2016 en accueillant 73 enfants de 3 à 8 ans.

Début 2017, Arnaud, le directeur de l’association cherche des ambassadeurs pour communiquer au sujet de l’école. Après quelques contacts, je décide de me lancer dans ce défi ! Les campagnes des différents ambassadeurs permettront notamment d’acheter des cartables, des fournitures, d’étudier de nouveaux travaux et de payer les professeurs. Elle n’est pas belle la vie? 😀

Les enfants de l'école des soleils

Les enfants de l’école des soleils

Mon investissement

En tant qu’ambassadeur, je devais être l’un des premiers à donner l’exemple. J’avais donc fait un don de 20€ à l’école. Or, quelques jours plus tard, j’avais compris une chose.

Les donations uniques sont généreuses. Quand beaucoup de personnes en font, le budget des associations et des ONG augmentent. Elles s’engagent donc sur des projets. Or, plus le projet avance et plus le budget diminue, jusqu’au moment où les fonds nécessaires ne sont plus assez importants pour continuer. Le projet s’arrête. Or, personne ne veut cela, ni moi, ni vous, n’est-ce pas ?

En quelques sortes, c’est comme si vous receviez votre salaire cette année mais que vous ne connaissiez pas le montant et la date du virement. Difficile de gérer un budget de cette manière, n’est-ce pas ?

En avril 2017, j’avais donc décidé de m’investir sur le long terme en initiant un virement mensuel de 5€. Étant donné ma situation, cela représentait une somme insignifiante. Après cette expérience en porte-à-porte, j’ai décidé de doubler cette somme. 😀

Les cartables reçus en Avril 2017

Les cartables reçus en Avril 2017

L’école dans quelques années?

Aujourd’hui, nous voulons que le projet puisse durer le plus longtemps possible pour le bien-être et l’avenir de ces enfants… La trésorerie étant encore parfois fragile, nous avons besoin du soutien de personnes qui croient en ce projet. Pensez-vous en faire partie ?

Pour ceux qui croient en ce projet, tout ce que nous demandons, et que, tout le monde, puisse donner une toute petite donation mensuelle pour le temps qu’il veut, vous savez l’équivalent du prix d’une bouteille de lait ou d’un simple paquet de gâteau lorsque nous faisons nos courses pour la semaine.

Vous savez, quelque chose de petit, modeste et, insignifiant pour une personne, mais qui, ensemble créerait une réelle différence pour les enfants de cette école. 😀

Aujourd’hui, de plus en plus de personnes, s’engagent à aider ces enfants, et je suis sûr que nous pouvons compter sur votre support, n’est-ce pas?

Cliquez ici pour faire un don mensuel de 30 centimes par jour ; soit 10€ par mois 😀

Des friandises pour les enfants - Avril 2017

Des friandises pour les enfants – Avril 2017

Ma mission d’ambassadeur

Mon objectif dans cet article est simplement de continuer ma mission d’ambassadeur. C’est-à-dire d’inspirer des personnes en communiquant sur ce magnifique projet qui permet de scolariser des enfants.

Ce que nous cherchons, aujourd’hui, c’est simplement des gens libres, généreux, et avec un bon coeur pour nous rejoindre dans cette aventure aussi longtemps qu’ils le peuvent.

Ainsi, quelle que soit votre situation, je peux comprendre comment vous vous sentez, j’ai croisé des gens comme vous pendant deux semaines. Ce qui est cool avec l’école des soleils, c’est que nous pensons à tous les types de personnes. Ainsi, nous demandons simplement aux gens de nous rejoindre avec un tout petit, modeste et insignifiant montant. C’est-à-dire seulement, 30 centimes par jour… une simple pièce de monnaie… Je suis sûr que vous sentirez confortable avec cela, n’est-ce pas ? 🙂

Cliquez ici pour faire un don mensuel de 30 centimes par jour; soit 10€ par mois. 😀

Donc?

Voilouuu mes amis! Le porte-à-porte pour les associations caritatives est un expérience formidable à vivre au moins une fois dans sa vie.

À l’heure où j’écris ces lignes, j’éprouve donc énormément de gratitude à l’idée de savoir que grâce à mon travail en porte-à-porte, mais aussi à mes dons mensuels à l’école des soleils, ce soir, demain, et dans les jours qui suivent, au moins un enfant va se lever avec le sourire.

À très vite,

Anthony – 2 Juillet 2017 – Christchurch (île du sud)

Anthony LAFOND ambassadeur école des soleils

anthony savethechildren
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19# Ce que m’a appris le porte-à-porte (partie 1)

Qu’est-ce qu’un homme si ce n’est une accumulation d’histoires vécues, rapportées, imaginées, qui, mises bout à bout, finissent par faire une vie?

Les oliviers du négus – Laurent Gaudé

Depuis mon départ de France, je considère ce voyage comme un grand terrain de jeu. Un jeu où il n’y a aucune règle et où je suis libre d’expérimenter ce que je veux. Après avoir travaillé dans les vendanges et la cueillette des kiwis, j’ai compris que ce type de travail ne m’apportait “presque” rien d’autre que de l’argent. J’ai donc décidé de trouver un travail qui pourrait me permettre de développer des compétences pour le reste de ma vie.

Je me suis donc lancé dans le porte-à-porte, et, après deux semaines d’apprentissage intensif, je voudrais vous partager tout ce que ce job m’a appris! 3. 2. 1. Partez! 😀

1. Devenir un créateur d’opportunité

En porte-à-porte, comme pour d’autres métiers, personnes ne viendra naturellement vers vous signer un contrat. Il faut aller chercher les opportunités. C’est donc un excellent apprentissage pour apprendre à devenir actif dans son job mais aussi dans ces projets de la vie de tous les jours.

Obtenir ce job dans cette entreprise? Découvrir un pays ou apprendre la guitare? Faire construire la maison de vos rêves? Apprendre une langue étrangère?

Un décor digne de la planète Mars - Tongariro Alpine Crossing - Île du nord

Un décor digne de la planète Mars – Tongariro Alpine Crossing – Île du nord

Nous sommes des êtres créateurs et rien ne se passera si l’on ne se bouge pas! Je pense à toutes ces personnes qui m’inspirent par les projets qu’il mène comme Paul et ses frères pour leur base nautique dans la drome, mon père qui retape une voiture de collection ou encore Esteban Ocon, notre pilote français en Formule 1. On porte souvent attention aux résultats, mais à quoi ressemble l’investissement passé pour obtenir ce résultat?

Nous n’avons pas le contrôle sur les résultats du loto ou la réaction d’une personne, mais nous avons le pouvoir sur le plus important: NOUS!

La première semaine de porte-à-porte, il m’est arrivé de rentrer un peu découragé face aux nombreux refus. Finalement, j’ai compris que la réaction des gens ne m’appartenait pas. S’ils me ferment la porte au nez parce qu’ils ont passé une mauvaise journée ou qu’ils ne sont pas intéressés, c’est leur problème, pas le mien. À présent, lorsque je tombe sur une personne négative, je comprends que derrière cette porte ne se cachait pas la bonne opportunité. Et si on allait voir à quoi ressemblait la suivante !? 🙂

2. Développer ses compétences relationnels

Voici l’une des choses qui m’attirait le plus dans ce métier: le contact avec les personnes. Étudiant. Médecin. Maçon. Néo-zélandais. Pakistanais. Français. Camerounais. Fidjiens. Américain. Chrétiens. Musulman. Chinois…

Péninsule du Coromandel - Île du nord

Péninsule du Coromandel – Île du nord

Il y a encore deux jours, alors que l’on se présentait à l’une des dernières portes de la journée, nous découvrions une famille à la gentillesse et à l’énergie épatantes. Nous sommes restés dix minutes avec ces personnes à échanger sur les différences de culture et les actions des organisations non-gouvernementales.

Il y a aussi cet afghan qui m’a évoqué la situation de son pays, ou encore cette femme avec qui j’ai ri du début à la fin de notre conversation.

Alors même si je rencontre des personnes négatives, je m’efforce de ne retenir que les bons moments à la fin de la journée.

Au final, la communication avec toutes ces personnes différentes permet de développer considérablement son intelligence sociale. Sur le long terme, cela permet de savoir s’adapter à un individu dans toutes les situations de la vie. Selon moi, cela n’a pas de prix!

3. Progresser en anglais

En suivant des cours d’anglais de qualité au collège, au lycée ou encore en école d’ingénieurs, je me suis senti comme un poisson dans l’eau dès mon arrivée en Nouvelle-Zélande… Non je rigole! Si les cours d’anglais rendaient bilingue, cela se saurait. Heureusement, l’immersion complète dans un pays anglophone permet de développer CONSIDÉRABLEMENT ses compétences linguistiques!

Avec ce job, c’est encore mieux. Je parle anglais tout le temps et je progresse donc énormément.

Pour la petite histoire, je suis tombé sur une camerounaise l’autre soir (et non, je ne les pas dragué, elle était bien plus vieille que moi! ^^). J’avais tellement l’habitude de présenter l’association en anglais, que le français m’a complètement déboussolé… Vous savez, ce genre de mot que vous utilisez tellement en anglais qu’il vous faut quelques secondes pour le retrouver en français. ^^

Cable Car - Wellington - Capitale de la Nouvelle-Zélande

Cable Car – Wellington – Capitale de la Nouvelle-Zélande

4. Apprendre à manipuler pour obtenir ce que l’on veut

Certains d’entre vous ont peut-être eu une réaction négative lorsqu’ils ont lu le mot manipuler. Vous vous dîtes certainement: “Antho, tu manipules des gens ce n’est pas bien?”. Pourtant, vous utilisez la manipulation autant que moi:

  • Lorsque vous faites un grand sourire à quelqu’un pour obtenir une réponse positive de sa part, vous manipulez!
  • Lorsque vous vantez vos résultats à votre patron pour obtenir une augmentation, vous manipulez!
  • Lorsque vous séduisez une fille, vous manipulez!

La seule différence entre vous, moi, et d’autres personnes, c’est que certains se servent de leur pouvoir de persuasion malhonnêtement, par exemple pour soutirer de grosses sommes d’argent ou vendre un produit dont les gens n’ont pas besoin.

Dans mon cas, en tant que vendeur en porte à porte, la persuasion est simple. Il s’agit de motiver les gens à faire des dons pour l’association SaveTheChildren. Cela afin de sauver des enfants dans le monde entier. Je pense qu’on est tous d’accord pour dire qu’il s’agit d’une manipulation positive. 😀

Et puis, je vous rassure, nous ne sommes pas les marionnettes du diable. Nous avons des règles.

  • Nous ne forçons jamais quelqu’un à donner.
  • Nous ne prenons pas d’argent au moins de 21 ans, aux handicapés mentaux ou aux personnes sous tutelles.

La seule chose que l’on fait, c’est présenter l’organisation comme elle est; une organisation présente dans plus de 120 pays, qui chasse la malnutrition et répond aux catastrophes humanitaires en aidant plus de 185 millions d’enfants chaque année. Cela afin de motiver les gens à nous rejoindre pour faire partie de l’aventure! 😀

5. Découvrir le travail à la commission

Qui s’est déjà investi énormément dans son travail pour au final n’en retenir aucune gratification ?

Je trouve cela dommage que dans de nombreux métiers, on ne récompense pas plus les salariés. On leur demande de mieux travailler, de plus s’investir, et ensuite, on leur donne une boîte de chocolats en fin d’année. Il y a un problème non??

Je comprends tout à fait que certaines entreprises puissent être en situation difficile, mais pour d’autres, c’est un peu du foutage de gueule… Tout le monde doit avoir sa part du cadeau : le PDG pour ses fortes responsabilités, les actionnaires pour leur aide au financement de l’entreprise, mais aussi les salariés pour leur investissement. Chacun a sa place. Les uns ne peuvent fonctionner sans les autres !

Il est donc bon de récompenser chacun pour la valeur qu’il apporte dans son entreprise.

"Il est donc bon de récompenser chacun pour la valeur qu'il apporte dans son entreprise."

“Il est donc bon de récompenser chacun pour la valeur qu’il apporte dans son entreprise.”

En porte-à-porte, nous sommes payés à la commission. C’est donc assez simple. Plus vous parvenez à faire en sorte que les gens rejoignent l’association, plus vous participer à aider des enfants dans le monde entier et plus vous gagnez de l’argent. C’est un bon deal, n’est-ce pas ?

Le travail au rendement a aussi ces inconvénients. Il est plus stressant. Si vous ne vendez rien, vous ne gagnez rien. J’ai gagné 150$ la première semaine et 300$ la seconde. C’est donc juste assez pour payer l’hébergement, la nourriture et un coca un pack de bière le week-end.

J’aurais pu gagner plus d’argent en taillant les kiwis huit heures par jour… Mais peu importe ! En porte-à-porte, j’ai pu acquérir des compétences qui me serviront pour le restant de ma vie. Elles sont donc d’une valeur inestimable ! 😀

Pour finir

Je ne suis pas sûr de continuer ce travail, car je dois atteindre des objectifs chaque semaine. Cependant, je m’investis chaque jour sur le terrain et les progrès sont présents. Je suis donc confiant pour la suite ! 😉

Rendez-vous la semaine prochaine pour la suite de l’aventure,

D’ici là, prenez soin de vous !

À très vite,

Anthony

25 juin 2017 – Christchurch – Île du sud

PS: Si un vendeur en porte-à-porte se présente à votre domicile. Ouvrez la porte! Ça pourrait être moi. 😉

PSS: Si vous avez cinq minutes, allez jeter un oeil aux belles actions de SaveTheChildren. Il parait que cela rend heureux. 😉

Waihau Bay - Bay Of Plenty (North Island)
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18# Et si tu venais à manquer d’argent?

À quoi ressemblerait votre vie si vous étiez en manque d’argent? Que se passerait-il si votre salaire était divisé par deux? Qui deviendriez-vous?

Il y a encore quelques mois, j’aurais été incapable de répondre à ces questions. Puis ce voyage en Nouvelle-Zélande m’a donné une belle leçon en me permettant d’en expérimenter les réponses…

I. La fin du voyage

Continuer à voyager où se mettre à travailler?

Depuis novembre 2016, j’ai profité énormément de mon voyage en Nouvelle-Zélande en vivant sur les économies que j’avais acquises pendant 3 ans: baptême de plongée, road trip, surf, randonnée, découverte, safari… Je sentais une immense sensation de liberté géographique et psychologique. 🙂

Waipu - Northland (North island)

Waipu – Northland (North island)

Tout au long de ces mois, mes économies ont diminué de plus en plus. Puis, vers la fin avril 2017, il m’a fallu trouvé un travail.

Or, pour être honnête avec vous, je n’avais pas envie de travailler car j’avais l’impression de perdre cette sensation de liberté. De plus, j’avais l’impression qu’il serait facile pour moi de trouver un travail. Je retardais donc sans cesse ce moment où j’allais enfin me décider à travailler. J’allais même jusqu’à refuser les offres d’emploi que l’on me proposait!

Le voyage continue

Je continuais donc à profiter de ma vie de voyageur. Après la visite de Wellington, j’ai pris le ferry pour l’île du sud et j’ai découvert Picton, Blenheim, Nelson, Cap Firewell ou encore le parc national Abel Tasman.

J’ai ensuite passé deux semaines en HelpX dans un hôtel à Franz Josef. Je travaillais quatre heures par jour en échange de l’hébergement et d’un repas gratuit au restaurant de l’hôtel chaque soir. J’avais donc du temps pour visiter, me relaxer et passer du bon temps avec les nouvelles personnes rencontrées!

Peter's pool - Franz Josef Glacier - West Coast (South Island)

Peter’s pool – Franz Josef Glacier – West Coast (South Island)

Or, deux choses allaient me rendre de plus en plus anxieux…

II. Une recherche d’emploi difficile

Un parcours du combattant

Après Franz Josef, mon plan initial était d’aller m’installer à Wanaka, 300km plus sud pour y trouver du travail. Or, à cette époque de l’année, cette ville est en basse saison. Les opportunités d’emplois sont donc peu nombreuses…

Quelques jours avant de quitter Franz Josef, je choisissais donc de ne plus me focaliser seulement sur Wanaka mais d’élargir mes recherches à l’ensemble de l’île du sud. Seek, TradeMe, Backpacker Board ou encore en stations de ski. Je postulais à toutes les annonces qui me semblaient intéressantes et dont j’avais les compétences requises.

Cependant, les réponses à mes applications étaient peu nombreuses et les rares réponses étaient négatives… Je commençais donc à me remettre en question en admettant qu’il était plus difficile que prévu de trouver du travail…

La remise en question de notre pensée (photo prise dans l'île du nord quelques mois plus tôt à Waihau Bay - Bay Of Plenty)

La remise en question de notre pensée (photo prise dans l’île du nord quelques mois plus tôt à Waihau Bay – Bay Of Plenty)

À ce moment-là, je ressentais une sensation désagréable. Vous savez, cette sensation qui survient lorsque vous voyez que vos efforts ne vous apportent pas le succès auquel vous vous attendez.

Pour ma part, je me sentais découragé. Et vous? Que ressentez-vous dans ce genre de moment? Également du découragement? De la tristesse? Ou bien peut-être de la colère?

De plus, en voyant mon compte en banque diminuait de plus en plus, je me sentais de plus en plus anxieux…

Manque d’argent et première opportunité

Puis une opportunité s’est présenté. Deux auberges de jeunesse contactées à Blenheim m’ont affirmé pouvoir me trouver un emploi dans les vendanges dès mon arrivée.

Je saisissais donc l’occasion, et, deux jours plus tard, avec une certaine nostalgie, je quittais les belles rencontres faites à Franz Josef pour remonter 500 km plus au sud jusqu’à Blenheim.

"The best moment are not captured in the best pictures" - Franz Josef Glacier - West Coast (South Island)

“The best moment are not captured in the best pictures” – Franz Josef Glacier – West Coast (South Island)

Or, à Blenheim, je ne travaillais qu’environ 4 heures par jour et 5 jours sur sept. Je gagnais donc tout juste de quoi payer mon hébergement, ma nourriture et mettre quelques sous de côté. Après deux semaines de travail, mon compte en banque ne dépassait pas les 150$.

J’avais donc réellement besoin de trouver un vrai emploi…

Entre espoirs, perplexité et soulagement

C’est alors qu’une seconde opportunité s’est présenté: travailler à la récolte des kiwis!

Après quelques échanges par téléphone, je décrochais un entretien et c’est avec un certain optimiste et espoir que je me dirigeais vers Motueka.

Tahunanui Beach - Nelson (South Island)

Sur la route en direction de Motueka – Tahunanui Beach – Nelson (South Island)

À la fin de l’entretien, la patronne m’expliquait qu’aucune place n’était disponible pour le moment, sauf si une personne se désistait. En repartant de Motueka pour Blenheim, j’était donc perplexe et à nouveau décourager…

Trois jours et quelques vendanges plus tard, à Blenheim, au bout du fil, la bonne nouvelle tant attendu arriva. Un poste à la récolte est disponible pour moi! 1 mois payé 60 heures par semaine! 😀

III. On a appris des choses, non!?

Que nous le voulions ou non, les expériences que nous vivons forgent notre caractère, nous permettant de nous remettre en question et de modifier notre vision sur le monde.

Or il n’existe pas d’expériences positives ou négatives. Comme l’explique Eckhart Tolle dans son livre “Le pouvoir du moment présent”:

…notre cerveau étiquette chaque expérience de bonnes ou mauvaises…

J’irais même plus loin en disant que chaque expérience connaît une part de positif et de négatif. Le seul inconvénient, comme le dirait mon père, c’est que nous ne sommes pas forcément capables dans l’instant de distinguer ces deux choses. Nous avons souvent besoin de quelques jours, de quelques semaines voire de quelques années…

Aujourd’hui, un mois et 30 tonnes de kiwis cueillis plus tard, mon compte en banque est bien remonté, et avec du recul, j’ai compris que l’expérimentation d’un mode de vie avec peu d’argent m’avait permis d’apprendre et de forger mon caractère.

Dernier jour à ramasser des kiwis = SUPER HEUREUX !

Dernier jour à ramasser des kiwis = SUPER HEUREUX !

Mettre de l’argent de côté

L’argent peut partir très vite lorsqu’on cherche du travail et que l’on en trouve pas… L’achat de la nourriture, le logement ou encore l’essence de la voiture imposent de faire des dépenses. Ainsi, on peut très vite se retrouvait en manque d’argent comme je les expérimentais. Eh oui, je ne suis pas parfait! ^^

Après avoir signé mon contrat à Motueka, il ne me restait que 20$ sur mon compte en banque et je me demandais sérieusement comment j’allais pouvoir payer mon hébergement, ma nourriture et mon essence en attendant mon salaire la semaine prochaine… (en Nouvelle-Zélande le salaire est dans la plupart des cas à la semaine).

Anchorage - Abel Tasman National Park - Tasman (South Island)

Quelques semaines avant le ramassage des kiwis – Anchorage – Abel Tasman National Park – Tasman (South Island)

Heureusement, en quittant la France, j’avais laissé 150€ dans une boîte de pansements pour ampoule. Je m’étais dit que cela pourrait me servir… Cet argent me permettra finalement de contribuer à mes besoins pour la semaine!

Il peut toujours être utile de conserver de l’argent en liquide sur soi ou dans un coin de la maison pour faire face au petit tracas de la vie qui ne préviennent jamais! 🙂

Comprendre la vraie valeur des choses

Lorsque nous avons de l’argent, nous nous faisons plaisirs:

  • Restaurant entre ami(e)s ou bonne raclette à la maison;
  • Baptême de plongée, saut en parachute, excursion le temps d’un week-end ou encore voyage pendant quelques mois.

Or, quand l’argent vient à manquer le mode de vie et les budgets changent: l’individu s’adapte!

Si 0,50 centime d’euros d’écart entre deux produits ne représente rien quand vous avez un compte en banque bien fourni, ils ont toutes leur importante quand vous devez manger pour une semaine avec 20$ Nous troquons le poulet curie pour un simple bol de riz ou encore la fondu aux poireaux pour un simple plat de nouilles ou de pâtes. Or, dans ces moments-là, la magie opère! 🙂

Breakfast - Lake Mapourika - West Coast (South Island)

Breakfast – Lake Mapourika – West Coast (South Island)

Un penseur disait:

“On ne se rend compte de l’importance d’une chose que lorsqu’on la perd”.

Imaginez si nous perdions tout à un moment donné, puisque nous retrouvions toutes ces choses une par une. Nous serions reconnaissants pour chacune d’entre elles….!

En expérimentant la vie avec peu d’argent, nous comprenons à quel point toutes ces choses étaient importantes et notamment au niveau de la nourriture. Nous comprenons à quel point cette petite bière après le boulot ou encore cette belle sauce au champignon et oignon préparé au wok avec du poulet ou du tofu nous faisait tant du bien. 😀

En fin de compte, avoir moins d’argent, c’est avoir moins de choses, mais c’est aussi peut-être l’avantage de plus apprécier la valeur et le goût de chacune d’entre elles…

Ne plus avoir peur!

Dès la fin de mon contrat d’apprentissage, j’avais peur! Peur de manquer d’argent! Je me disais: “À partir de maintenant, ton compte en banque va baisser de plus en plus. Que deviendras-tu si tu n’as plus d’argent?”

En ayant expérimenté une vie avec très peu d’argent, je n’en ai plus peur! Dans le livre de “Laurent GOUNELLE “Les dieux voyagent incognito”, un psychologue coach Alan, un jeune homme qui a fait une tentative de suicide. C’est alors que lors d’une rencontre le psychologue lui dit:

“Alan, imagine à quoi ressemblera ta vie lorsque plus rien ne te fera peur!?”

Je pense que cette phrase est un peu poussé à l’extrême. Nous aurons toujours peurs de quelque chose. En revanche, si certaines ne nous gênent pas, d’autres peuvent littéralement nous imposer des contraintes dans notre vie. En acceptant et en prenant le temps de les vivre et de les affronter, nous pouvons diminuer l’emprise qu’elles ont sur nous.

Rere Rockslides (The world's largest natural slide) - Gisborne (North Island)

Rere Rockslides (The world’s largest natural slide) – Gisborne (North Island)

Donc?

Comme le dit Eckart TOLLE dans son livre “Le pouvoir du moment présent”:

“ce qui gravite autour de nous et que nous considérons comme des problèmes ne représentent que nos conditions de vie.”

Quelques que soient ces conditions de vie, rappelons-nous qu’ils n’impacteront jamais l’être de l’individu, cette sensation de vitalité qui s’exprime au plus profond de nous.

Et si dans certains pays, des millions de gens ont le sourire chaque jour alors qu’ils travaillent pour un simple et unique repas par jour. Aillons le sourire et rappelons-nous la chance que nous avons d’avoir toutes ces choses et ces personnes autour de nous!

Anthony,

11 Mai 2017 – Dernière heure à Motueka – New Zealand (south island)

La randonnée du Tongariro
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17# N’attends plus… dévoile ton identité!

Vous êtes-vous déjà dit que ce n’était pas pour vous? Que vous ne méritiez pas quelques choses? Aujourd’hui, je souhaite vous partager une réflexion au sujet de notre identité qui va répondre aux deux questions ci-dessus.

Pas de chichi! Pas de blabla en introduction, on commence maintenant! 😀

Quel est ton travail?

En Nouvelle-Zélande, il y a encore quelques semaines, dès que je rencontrais une nouvelle personne, il y avait souvent cette conversation sur mon identité professionnelle qui revenait:

  • Tu fais quoi dans la vie?
  • J’ai fais un BTS Aéronautique, puis 3 ans d’apprentissage en temps qu’ingénieur dans l’aéronautique…

Ensuite, les gens me répondaient souvent:

“Whahouu! L’aéronautique! Bravo!”

Puis j’enchaînais:

  • En faîte, ça ne me plaisait pas beaucoup. Je passais beaucoup de temps assis à un bureau, devant l’écran de mon ordinateur, 8 heures par jour, et j’avais très peu de contact avec les autres. C’était horrible pour moi, je ne veux pas continuer dans ce domaine!
  • Tu veux faire quoi après?
  • Heu… je ne sais pas.
Ma vie au bureau (il y a un an)

Ma vie au bureau (il y a un an)

Mais si tu sais!

Un soir, en Nouvelle-Zélande, il y a quelques mois, alors que je regardais les étoiles à travers le toit ouvrant de mon van (whahouu, genre je me la pète… :p ), je me suis fait une réflexion:

“Antho, tu as des rêves et des projets pleins la tête, et pourtant quand on te demande ce que tu fais dans la vie, tu reviens à cette période chiante de ta vie, et tu dis que ça ne te plaisait pas?”

What the fuck?

Quand tu comprends que tu te casses un peu trop la tête

Quand tu comprends que tu te casses un peu trop la tête

Maintenant on va changer un peu les choses. Tes études d’aéronautique, tu oublies! En faîte, on s’en fou! De plus, tu vas arrêter de chercher ton avenir à droite à gauche et croire qu’il te manque quelque chose, car tout se trouve déjà sous tes yeux. Ton identité est déjà en toi, MAINTENANT !

  • Tu es DJ! Tu adores la musique et donner du bonheur aux gens en les faisant danser le temps d’une soirée.
  • Tu es blogueur. Tu aimes partager tes réflexions de voyage pour inspirer les autres!
  • Tu souhaites devenir conférencier et coach en prise de parole en public. Tu adores le théâtre d’improvisation et monter sur scène. Tu souhaites donc aider les gens sur cette compétence!
  • Tu es ambassadeur de l’école maternelle des soleils en Inde. Ton rôle consiste à récolter 200€ avant le 1er avril 2017. Ces fonds serviront à scolariser des enfants en Inde.
    • Pour découvrir l’école: www.ecole-des-soleils.org/
    • Pour faire un don: www.ecole-des-soleils.org/contribuer-au-projet/
    • Si vous faîtes un don, merci d’envoyer un message à contact@ecole-des-soleils.org en indiquant que le don est pour ma campagne d’ambassadeur. Cela nous permettra de suivre l’avancement du défi. 😀 Et non je ne gagne rien à faire cela!
  • Et bien sur, continuer de découvrir ce merveilleux pays qu’est la Nouvelle-Zélande! 😀

Incarne ton identité!

Dans les jours qui ont suivis, je ne me suis plus présenté comme un ingénieur aéronautique qui a passé 3 ans à s’ennuyer, non, à la place j’ai présenté mes projets pour l’avenir…

Et vous savez quoi?

C’étais difficile pour moi. Dès que j’en parlais, j’avais l’impression de passer pour un imposteur. Comme si je ne me m’autorisais pas le droit d’incarner ce que je voulais devenir; comme si moi, Anthony LAFOND, je n’avais pas le droit de faire ça.

Vous savez ce genre de sentiment que vous ressentez et qui vous dit que ce n’est pas pour vous?

Alors comment on soigne cela?

Il y a encore quelques mois, je lisais beaucoup. J’était un fan du développement personnel. J’y connaissais presque tout. Et face à un manque de confiance comme celui-ci, j’aurais surement lis 10 articles, un livre et consulté quelques articles de blog, et… j’en serais toujours au même point. ^^

Laurent GOUNELLE dans son livre “Les dieux voyagent toujours incognito” disait:

“Je ne crois qu’aux expériences vécues, le reste c’est de la masturbation intellectuelle.”

Le parc national Abel Tasman

Le parc national Abel TasmanAinsi aujourd’hui tout est different. Je suis partie à l’aventure à l’autre bout du monde, j’ai laissé la lecture, les blogs et tout ce qui vous sert à vous masturber intellectuellement de côté pour le concret, l’expérience de la vie.

Ainsi pour combattre ce sentiment, je n’avais pas besoin de lire un livre ou de regarder une vidéo sur youtube qui vous livre les 10 clefs pour croire en vos projets, j’avais besoin de me lancer des défis.

3, 2,1 … ACTION!

Un matin, habillé de mes tennis New Balance et de ma veste bleu Quechua, je décidais d’aller essayer des montres de luxe dans l’un des plus grands bijoutier de Wellington.

Alors que j’arrivais devant la boutique, je ressentais un petit stress, et malgré cela, je m’y aventurais d’un pas assuré. Je regardais les montres un cour instant, puis je m’avançais vers le vendeur assis au bureau; un homme habillé en costard cravate, et au cheveux coiffés en arrière:

  • Bonjour! Je souhaiterais voir vos montres s’il vous plait! 🙂 (en anglais bien sur)

Il se leva et je le suivis vers la vitrine.

  • Celle-ci! Je souhaiterais l’essayer, dis-je en montrant la montre du doigt.

Il sortis la clef, ouvrit le placard et me passa la montre au poignée…

  • Je n’aime pas… Je souhaiterais plutôt essayer celle-ci.

Il s’exécuta à nouveau.

  • J’aime beaucoup celle-ci. 😀 Quel est le prix?
  • 13 000$ monsieur.
  • Ohhh putin… pensais-je. Cependant, je fis un petit “Très bien!” comme si cela ne me faisait aucun effet! ^^

Juste une montre de plus

J’en essayais 4 de plus, puis vient le moment de mon objectif: essayer une rolex! Je lui demandais d’essayer celle qui se trouvait dans la vitrine d’en face. Il la sortis, et me la passa au poignée.

Je réfléchis quelques instants, puis mon verdict tomba: J’aime pas! Trop gros!

J’avais essayé les montres qui me plaisait le plus. Je lui demandais alors gentiment de me noter les références des montres sur un bout de papier. Je voyais que ça l’ennuyais un peu. En même temps, en tant que client potentiel d’une montre à 13 000$, il pouvait au moins faire cela pour moi…

Il me donna le papier et je sortis du magasin, sans rien acheter!

Le fameux papier :D

Le fameux papier 😀

Heu… il sert à quoi ton exercice là?

Est-ce que je vais m’acheter une montre à 13000$ un jour. Non, je ne pense pas, je préférerais donner cette argent à une association caritative. Ça sera surement plus utile! 😀

Et puis, je n’ai pas besoin d’une montre à ce prix là. Ma décathlon bleu au bracelet rayé à 10€ me va très bien. En plus elle est étanche, pas comme celle à 13000$… ^^

Or, quand vous voulez essayer une montre à 13000$ ou dans d’autres moments de votre vie, vous pouvez avoir ce genre de pensée qui vous vient à l’esprit: “Ce n’est pas pour toi!”.

Ensuite vous avez le choix soit vous garder cette pensée en tête et vous accepter le fait que ce ne soit pas pour vous. Soit vous décidez que vous méritez autant qu’un autre ce que vous voulez!

C’était justement le but de cette exercice. L’objectif était de dépasser cette pensée paralysante qui me disait: “Ce genre de chose n’est pas pour toi!”.

En sortant de la boutique, je me sentais plus confiant et je me sentais capable d’obtenir plus. En goutant à ce genre de sentiment, j’ai commencé à croire un peu plus au projet que je voulais mettre en place. Car, non seulement ces projets sont réalisables, mais je vais moi-même les réaliser. 😀

Bon et alors c’est cela ta conclusion?

J’ai presque déjà tout dit.

Que voulez-vous que je rajoute de plus?

On a tous de magnifique projet dans la vie. Je ne suis pas un gourou de développement personnel, et je ne vais pas vous dire: “Lèves-toi tous les matins et réalise tes rêves, bidule machine truc.. où vise la lune car au moins si tu te rates tu atteindras au moins les étoiles”.

Je ne suis pas un donneur de leçon, je n’ai que 23 ans, et je passe déjà suffisamment de temps sur mon propre développement pour être donneur de leçon au prés des autres…

Or…

Nous voulons tous réaliser des choses!

Partir en voyage. Trouver un nouveau job. Créer une association. Apprendre l’anglais. etc

Et pour créer toutes ces choses, il y a forcement des petits manques de confiance et des doutes… Or si l’on commence dès le début par ce dire que ce n’est pas pour nous, c’est comme se mettre une balle en pleine tête: Rien ne se passera!

Alors donnons-nous au moins le droit d’y croire… un petit peu. Ça sera déjà un bon début. Car si nous ne le faisons pas, qui le fera pour nous?

Et si je ne sais pas quoi faire?

Quand à ceux qui comme moi (avant) ne savent pas quoi faire de leur vie, ne cherchez pas midi à quatorze heures.

Regardez simplement autour de vous.

  • Qu’aimez-vous faire de vos journées? Qu’est-ce qui vous passionne? Que pourriez-vous faire pendant des heures?

Ne cherchez pas votre identité dans le futur car elle est déjà là! Votre futur métier est aussi déjà là, et il se trouve… devant vous! 😉

Keep in touch,

Anthony

11 Février 2017 – Blenheim – Nouvelle-Zélande (île du sud)

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